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Chibis Orion and Anatoly (crappy photo! :p)

Chibis Arcturus and Kyril

   Au milieu d’élèves plus grands et presque exclusivement féminins, Arcturus observa attentivement sa mère adoptive opérer sur une complexe fracture ouverte du tibia. Une bonne part affichait un sérieux inébranlable, tandis qu’un immense garçon et une courte fille rondelette avaient le coeur au bord des lèvres. Jetant un regard en coin aux deux élèves au bord de l’évanouissement, le jeune Draco sideris ne put s’empêcher d’esquisser un vague sourire moqueur.

  Le vieux patient avait été endormi par un envoûtement à base d’un sort chanté et d’une décoction d’herbes. La Grande Ordonnatrice termina ses explications sur la blessure et ce qu’elle s’apprêtait à réaliser pour soigner celle-ci. L’attention d’Arcturus revint alors sur la jambe moins sanguinolente qu’auparavant, mais qui laissait apparaître l’os cassé d’un blanc laiteux. Il se sentait presque au comble de l’excitation. Il exultait toujours intérieurement lorsqu’il pouvait voir sa chère mère pratiquer son art.

   Inspirant profondément, elle posa avec précaution ses mains au teint mat sur la plaie. Elle ferma les yeux, et sous ceux ébahis de ses élèves, des filaments d’un vert si pâle qu’ils en paraissaient blancs, s’échappèrent de ses paumes pour aller à la rencontre de l’os brisé. Ce fut à la fois beau et fascinant d’efficacité. Les filaments couraient et s’affairaient sur l’os comme de longs vers pressés d’atteindre la surface. Ils repoussèrent l’os à sa place, tandis qu’ils accéléraient la reconstruction et la fusion de celui-ci. Ils s’occupèrent également avec virtuosité des ligaments importants, avant de disparaître tels des grains de sable soufflés par le vent.

   Arcturus avait été tant happé par les prouesses de cette magie, qu’il n’avait plus prêté attention à sa mère qui étouffait un soupir de satisfaction. Elle semblait pourtant un peu fatiguée. Les yeux du jeune dragon se posèrent sur les mains guérisseuses, pour constater avec une pointe d’inquiétude qu’elles tremblaient. Ils étaient en fin d’après-midi et les précieuses mains avaient oeuvré toute la journée auprès des divers patients du temple, sans jamais se reposer.

   Il jeta alors un regard à la fois mécontent et implorant à sa mère. Pour toute réponse, elle ne fit qu’afficher un large sourire et finir son cours tout en recousant la plaie de ses doigts experts. Quant à Arcturus, il prit son mal en patience et entreprit de suivre la fin de l’étude.

   Une fois le patient remis entre les mains des autres soigneurs du temple et les élèves rentrés chez eux, Nout accompagna le Draco sideris le long du canal qui traversait la ville. Après une hésitation, Arcturus attrapa la main de la Grande Ordonnatrice dans la sienne.

   ” Elle tremble encore “, nota-t-il sur un ton qu’il voulait factuel, mais où Nout perçut très bien l’angoisse du dragon. Elle se concentra pour stopper ces désagréables soubresauts et serra fort la main pâle encore si petite mais si vigoureuse.

   ” Je dois être plus fatiguée que d’habitude, concilia-t-elle, je n’aurais pas dû enchaîner deux journées sans dormir.

   - C’est à cause de moi que tu n’as pas pu aller au temple “, ajouta sombrement le dragon.

   Alors qu’il ralentissait le pas et déviait son regard pour contempler son reflet dans l’eau du canal, Nout passa devant lui et s’accroupit en le prenant par les bras. Arcturus fit la moue ; il ne comprenait pas pourquoi sa mère affichait un air aussi ravi.

   ” Tu n’as rien à te reprocher ma petite fleur de lotus, rétorqua-t-elle avec compassion. Tu as eu des soucis et j’ai eu la mauvaise idée de déléguer mon travail à mes partenaires, alors que notre soigneur en chef n’était pas présent. Je devais gérer le temple et je ne me suis pas acquittée de ma tâche…

   - Parce que je t’ai pris ton temps avec mon infect tempérament “, coupa-t-il violement.

   Nout laissa un soupir s’échapper d’entre ses lèvres, puis porta une main à la joue rouge de colère de l’enfant. Arcturus, quelque peu honteux, n’arrivait pas à fixer son regard écarlate sur sa mère. Quelques jours auparavant, les voix dans sa tête étaient revenues, suite à une forte dispute entre lui et son liant, qui lui avait également valu une belle entorse au bras. Ces voix le rendaient autrement fou et le seul échappatoire qu’il avait trouvé était de se scarifier.

   Il jeta un coup d’oeil écoeuré aux cicatrices qui décoraient ses avant-bras. Nout perçut ce regard avec regret, mais elle ne quitta pas pour autant des yeux, le visage de son fils. Elle souhaitait qu’il ne pensa plus à cet horrible phénomène qui le perturbait, aussi, elle le força à la regarder en maintenant avec douceur son visage embarrassé.

   ” Arcturus… C’est moi et moi seule qui ait décidé de délaisser le temple pour aller m’occuper de toi. Dès la seconde où j’ai su que tu étais au plus mal, je n’ai pas réfléchi et je me suis précipitée auprès de toi. Parce que tu es mon fils et que je tiens à toi plus qu’à tout autre chose. Cosmos pourrait bien s’effondrer demain que je n’en aurai cure, du moment que je sais que tu vas bien. “

   Elle cajola lentement la chevelure immaculée de l’albinos, qui tremblotait imperceptiblement.

   ” Parce que je t’aime ma petite fleur de lotus. “

   Il s’était retenu jusqu’à présent, mais il glissa contre sa mère pour se blottir dans ses bras qui se refermèrent autour de lui. Le coeur au bord des lèvres, des sanglots honteux secouaient son dos au rythme des caresses que lui administrait sa mère. Jamais elle ne le montrait, pourtant voir son fils dans cet état l’attristait toujours. Le sanguinaire dragon de Pharaon n’était plus dans ces moments-là ; il n’était qu’un enfant perdu, indécis, irrationnel, se dégoûtant de lui-même pour ses actes violents et inconsidérés.

   ” Je suis désolé maman, tellement désolé “, souffla-t-il au milieu de ses pleurs qu’il tentait d’étouffer.

   - Pourquoi donc es-tu désolé, puisque je ne t’en veux pas? ” le rassura Nout en embrassant la perle noire qui ornait le front du jeune dragon. ” Pour moi, il est normal que je te fasse passer avant tout…

   - Je m’en voudrais encore plus si tu tombais malade ou que tu perdais l’usage de tes mains par ma faute, la coupa-t-il une fois de plus.” Il renifla et chassa ses larmes, mais ne se départit pas de cet air peiné et coupable qui ornait son visage juvénile. ” Je te prends déjà tout ton temps, mais en plus… j’ai toujours très peur de te faire du mal quand je deviens dingue. “

   Arcturus avait prononcé ces derniers mots sur un ton mauvais, comme si chaque mot lui arrachait la bouche. Car il ne supportait pas l’idée qu’il pourrait faire souffrir sa mère. Parce qu’il se savait capable de perdre la raison dans certaines circonstances et cela l’effrayait à tel point qu’il en faisait des cauchemars. Nout était tout pour l’albinos ; elle n’était pas seulement sa mère adoptive, elle était la seule à lui octroyer un bonheur considérable, qu’il ne connaissait avec personne d’autre. La perdre reviendrait à laisser place à un trou noir qu’il ne pensait jamais pouvoir combler.

   Il prit les mains de sa mère pour y déposer les siennes, posant dessus un regard maussade, voir haineux.

   ” Tes mains donnent la vie, alors que les miennes l’ôtent “, murmura-t-il amèrement.

   La mère enveloppa les mains de son fils dans ses paumes, comme pour les chérir.

   ” Elles ne sont pas faites pour cela et tu le sais très bien, Arc. Tes mains servent à protéger et je trouve que tu t’en sors très bien pour l’instant ; après tout, mes mains sont toujours là pour prendre soin de toi, non? “

   Arcturus releva la tête, un rictus dubitatif recouvrant son visage. Il ne croyait plus à cette idée selon laquelle les Draco sideris étaient des protecteurs… en tout cas, pas pour lui. Néanmoins, le fait que sa mère continuait de le penser lui donna un peu de baume au coeur. Comme il souhaitait ne pas lui donner plus de chagrin, il se força à sourire.

   De toute manière, tout cela passerait très vite.

   Comme toujours…

   Bien qu’elle sut que le dragon ne se sentirait jamais repenti, Nout se releva et enlaça délicatement son fils, qui lui rendit son étreinte avec plus de ferveur qu’elle ne s’y attendait. Tandis qu’ils continuaient leur déambulation le long du canal, Arcturus ne lâcha pas la main de sa mère tout en affichant une joie de vivre qui ne lui était pas souvent connue.

   ” Je te promets de faire des efforts, maman.

   - Essaie simplement d’être toi-même, Arc, insista Nout.

   - Mais… “, commença-t-il hésitant. Il savait que son masque de folie prenait souvent le dessus et qu’il ne plaisait guère à tout le monde.

   ” Tu es Arcturus, asséna-t-elle, et quoique tu fasses, quoique tu sois, tu resteras toujours l’être qui m’est le plus cher… tu es ma petite fleur de lotus.”

   Discrètement, elle lui adressa un clin d’oeil et Arcturus rougit sous son teint pâle. Ne lâchant pas sa main, il se colla un peu plus à elle, heureux. Elle était sa mère aux mains miraculeuses, celle qui lui ferait toujours confiance quoiqu’il arrive, celle qui le protégerait, qui l’aimerait malgré tout. Avec elle, il était certain de ne pas être abandonné.

   Attiré par une forte odeur de cacao qui ennivrait ses sens, Arcturus se dirigea à la source même de cette émanation subtile. Son homologue albinos se tenait devant une grande table, affublé d’un tablier et tournait doucement des blancs en neige dans un mélange chocolaté. Le dragon ne put se retenir de lécher ses lèvres avec appétit. Depuis quelques temps, il s’était découvert une passion pour le chocolat sous toutes ses formes.
   S’approchant silencieusement derrière Kyril qui finissait sa tambouille, Arcturus glissa un bras autour de la taille du dhampyr pour détourner son attention ; ce qui ne rata pas. Kyril tourna la tête pour poser un regard surpris sur le grand albinos qui souriait de façon malicieuse. En effet, lorsqu’il reposa ses yeux sur son plat, il put constater la marque flagrante d’un doigt dans la préparation. Mécontent, il fustigea du regard le dragon qui se léchait le doigt avec délectation.
   - Je te prierais de ne pas y toucher, gronda Kyril, ce n’est pas encore prêt!
   - Mais c’est pourtant déjà très bon ainsi, rétorqua Arcturus.
   - C’est une mousse au chocolat, ça doit reposer au frigo un temps!
   Le Draco sideris râla un coup, tandis que Kyril entreposait son plat au réfrigérateur, avant de lui lancer un regard suspicieux.
   - Qu’y a-t-il? demanda Arcturus interloqué par une attention aussi soudaine que méfiante.
   - A dire vrai… Je n’ai pas confiance, répliqua le dhampyr.
   - Je ne rêve pas, tu es en train de m’insulter? Je ne suis pas un goinfre tout de même.
   - Tu aimes un peu trop le chocolat pour que je laisse mon plat sans surveillance… Or donc…
   Kyril attrappa le dragon par le bras et le traîna avec lui dans le jardin, à l’ombre des arbres. Il le força à s’asseoir au pied d’un gigantesque saule pleureur et prit lui-même place entre les jambes d’Arcturus. L’intéressé, bien que perplexe face à l’attitude de son ami, rougit un peu lorsqu’il le sentit tout contre lui.
   - Si tu te tiens tranquille, exposa Kyril, tu auras droit au plat tout entier. Mais il te faut attendre!
   - Aaaah, ça va être dur, souffla Arcturus faussement atteint. Il va falloir me convaincre de rester là…
   Le contact fut si rapide que le dragon n’eut même pas le temps d’avancer ses idées. Les lèvres de Kyril caressaient les siennes et il répondit avec plus de passion, tout en passant une main dans ses cheveux blancs. Sentir le corps du dhampyr onduler contre lui provoqua un frisson qui remonta le long de son échine et par réflexe, il lui mordit la lèvre inférieure.
   Un petit cri de douleur s’échappa de la bouche entrouverte de Kyril et alors qu’Arcturus voualit s’excuser, son vis-à-vis lui mordit également la lèvre en représaille.
   - Hé! tu n’y vas pas avec le dos de la cuiller, bout de chou! plaisanta le Draco sideris.
   Il n’eut pas l’occasion d’en dire plus ou d’entendre une quelconque réplique de la part de Kyril, celui-ci étant reparti à l’assaut de ses lèvres avec plus d’envie si possible. Tandis que le baiser se prolongeait indéfiniment, le corps du dhampyr devint peu à peu flasque. Il le repoussa pour contempler avec stupeur, un Kyril aux joues rouges et aux yeux papillotant. Quelques gouttes de sang perlaient aux coins de ses lèvres et celles-ci disparurent dans la bouche tout sourire de l’albinos à écharpe.
   Arcturus poussa un profond soupir las. Kyril était saoûl ; il avait dû boire le sang s’échappant de ses propres lèvres. Il tanguait un peu trop à son goût et débitait des phrases sans queues ni têtes.
   - Je crois qu’il serait bon de te coucher mon bout de chou, avança Arcturus, tandis qu’il portait un Kyril ayant perdu toute force de se débattre. Il l’allongea sur son lit et vint prendre place à ses côtés, pour le surveiller jusqu’à ce qu’il s’endorme paisiblement.

                                                    ***

   C’est en sursaut que Kyril se réveilla. Que faisait-il dans son lit à cette heure de la journée? N’était-il pas censé être sous le grand saule du jardin en compagnie d’Arcturus? Et c’est là qu’une chose importante lui revint en mémoire : la mousse au chocolat! il saut hor du lit prestement et se précipita à la cuisine… où l’attendait patiemment Arcturus assit sur une chaise près du réfirgérateur.
   - Mon petit poivrot est de nouveau opérationnel? ironisa le dragon avec un sourire en coin.
   - Tu as mangé la mousse? l’interrompit Kyril d’un ton équivoque.
   Le sourire du dragon retomba et il ouvrit le frigo pour laisser le dhampyr constater les faits : le plat était plein. Avec des yeux ronds et un vague air honteux d’avoir mis la confiance de son amie en doute, Kyril sortit le plat et le présenta à Arcturus.
   - Comme promis, voici ton dû, affirma Kyril avec un mince sourire cherchant à regagner la sympathie du Draco sideris. Je suis désolé d’avoir douté de toi.
   - Je ne t’en veux pas, bout de chou. Et comme je suis bon prince, je veux bien que tu m’aides à la manger.
   Ils s’installèrent donc tous deux à table et dégustèrent la mousse au chocolat dans une ambiance joviale, alors que dans un évier non loin gisait un autre plat semblable, dans lequel se battaient les restes d’une mousse de couleur marron…

neithy:

- Prize - Persephone and Orion - by ooneithoo

Gift for Maguigrigri

*hyperventile à fond*

KYAAAAAAAAAAAAAAAAAHHH!!!!!!!!!!!!!!! <3 <3 <3 Oui, je suis très très heureuse en cette soirée! *____* Merci, merci Neith!! *hug de la morkitu*

nyrnaeh:

I’ve been taking my sketchbook with me everywhere lately, as a counterpart to my Instagram sprees.

I haven’t been drawing anything in a while but if feels weirdly therapeutic to be making lines on paper even though there are plenty of mistakes. Holidays reminded me about that as I wanted to buy one of those adult art-therapy coloring books, since it seems that I am afraid of blank pages of paper now.

Sorry for bad quality pictures; I’m currently looking for a new flat near Paris, don’t have a scanner with me as a consequence and can only take crappy photos with my camera.

Drawings of Nyrnaeh!!!! \*3*/

raka-raka:

Borrowing some friends’characters to practice watercolors a bit :)

So, so beautiful! *v*

To ink… want to die! @__@

kaoleanite:

My OC Sae Zun.